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Lymphome non hodgkinien

Qu'est-ce que le lymphome non hodgkinien ?

Le lymphome non hodgkinien est le nom regroupant tous les types de lymphomes à l'exception du lymphome de Hodgkin. Les lymphomes sont des cancers qui commencent dans le système lymphatique, qui fait partie du système immunitaire.

Le système lymphatique permet le déplacement dans le corps de globules blancs appelés lymphocytes qui luttent contre les infections. C'est pourquoi le lymphome peut commencer dans de nombreux endroits, notamment : 

  • les ganglions lymphatiques ;
  • le thymus ;
  • la rate
  • l'abdomen ;
  • le foie ;
  • la moelle osseuse ;
  • la peau ;
  • les os.

La plupart des lymphomes non hodgkiniens pédiatriques sont différents des lymphomes chez l'adulte. Les lymphomes pédiatriques sont généralement plus agressifs, mais se traitent très bien.

Quelle est la fréquence du lymphome non hodgkinien chez les enfants et les adolescents ?

Aux États-Unis, environ 800 nouveaux cas de lymphome non hodgkinien sont diagnostiqués chaque année chez les enfants et les adolescents.

Cette illustration montre un garçon dont les organes du système lymphatique sont identifiés : ganglions cervicaux, vaisseaux lymphatiques, ganglions axillaires, ganglions inguinaux, rate, thymus et amygdales.

Le système lymphatique, qui fait partie du système immunitaire, permet le déplacement dans le corps de globules blancs appelés lymphocytes qui luttent contre les infections.

Il existe différents types de lymphomes non hodgkiniens. Les types de lymphomes non hodgkiniens pédiatriques incluent :

  1. Le lymphome de Burkitt est un trouble agressif (à croissance rapide) des lymphocytes B. Il peut se former dans l'abdomen, les amygdales, les testicules, les os, la moelle osseuse, la peau ou le système nerveux central.

    Il existe trois principaux types de lymphomes de Burkitt : sporadique, endémique et immunodéficitaire.

    • Le lymphome de Burkitt sporadique est présent dans le monde entier.
    • Le lymphome de Burkitt endémique est présent en Afrique.
    • Le lymphome de Burkitt lié à l'immunodéficience est le plus souvent observé chez les patients atteints du SIDA.

    Une forme différente de la même maladie, la leucémie de Burkitt, peut se développer dans les ganglions lymphatiques sous la forme d'un lymphome de Burkitt, puis se propager au sang et à la moelle osseuse. Elle peut également commencer dans le sang et la moelle osseuse, sans se développer d'abord dans les ganglions lymphatiques.

    Examen d'un lymphome de Burkitt

    Lymphome de Burkitt

    Traitement du lymphome de Burkitt

    Le traitement dépend d'un certain nombre de facteurs. Il peut inclure une combinaison de médicaments de chimiothérapie ou une chimiothérapie d'association avec du rituximab.

    Maladie nouvellement diagnostiquée

    Lors de la planification d'une chimiothérapie pour une maladie nouvellement diagnostiquée, le médecin prend en compte l'intensité de la posologie et la durée d'administration des médicaments en fonction de divers facteurs de risque.

    Ces facteurs comprennent le stade de la maladie, le ou les sites de la maladie et le niveau de lactate déshydrogénase (LDH). Exemples de médicaments couramment utilisés pour traiter le lymphome de Burkitt chez l'enfant : 

    Certains patients peuvent également recevoir du rituximab. La durée varie de trois à huit mois en fonction des facteurs de risque.

    Relapsed

    La récidive de la maladie est généralement traitée par chimiothérapie et rituximab, suivis d'une greffe de moelle osseuse. Le RICE (rituximab, ifosfamide, carboplatine et étoposide) est un programme de chimiothérapie couramment utilisé pour les récidives. De nouvelles stratégies de traitements ciblés sont actuellement à l'étude.

    Pronostic du lymphome de Burkitt

    Le pronostic dépend d'un certain nombre de facteurs, notamment du stade, de l'emplacement de la maladie et du taux sérique de lactate déshydrogénase (LDH). Les taux sont supérieurs à la normale chez certains patients atteints de lymphome. Le taux de survie à cinq ans pour le lymphome de Burkitt pédiatrique de stade limité (stade I et II) est supérieur à 90 %.

    Le taux de survie à cinq ans pour le lymphome de Burkitt pédiatrique plus avancé (stade III ou IV) est compris entre 80 et 90 %.

  2. Le lymphome diffus à grandes cellules B est plus fréquent chez les adolescents que chez les enfants. C'est un type de lymphome non hodgkinien à cellules B qui se développe rapidement dans les ganglions lymphatiques. Il affecte souvent la rate, le foie, la moelle osseuse ou d'autres organes.

    Traitement du lymphome diffus à grandes cellules B

    Le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B chez l'enfant est généralement le même que celui du lymphome de Burkitt.

    Pronostic du lymphome diffus à grandes cellules B

    Le pronostic dépend d'un certain nombre de facteurs, et notamment du stade de la maladie.

    Le taux de survie à cinq ans pour le lymphome diffus à grandes cellules B de stade limité (stade I et II) est supérieur à 90 %.

    Le taux de survie à cinq ans pour le lymphome diffus à grandes cellules B avancé (stade III ou IV) est compris entre 80 et 90 %.

    Lymphome diffus à grandes cellules B

    Lymphome diffus à grandes cellules B

  3. Le lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B se développe à partir des cellules B situées dans le médiastin. Il peut se propager aux organes voisins, notamment les poumons et le sac autour du cœur. Il peut également se propager aux ganglions lymphatiques et aux organes distants, notamment les reins. Dans les cas pédiatriques, le lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B survient plus souvent chez les adolescents plus âgés.

    Traitement du lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B

    Les options de traitement dépendent d'un certain nombre de facteurs. Le traitement principal du lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B chez l'enfant est la chimiothérapie et le traitement ciblé (rituximab).

    Pronostic du lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B

    Le taux de survie à long terme, sans événement, du lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B chez l'enfant est d'environ 70 %. Des approches de traitement doivent être améliorées pour éventuellement inclure un nouveau traitement ciblé.

    Lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B

    Lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B

  4. Le lymphome lymphoblastique affecte principalement les lymphocytes T. Il se forme généralement dans le médiastin. Les symptômes incluent des troubles respiratoires, une respiration sifflante, des problèmes de déglutition, ou un gonflement de la tête et du cou. Il peut se propager aux ganglions lymphatiques, aux os, à la moelle osseuse, à la peau, au système nerveux central, aux organes abdominaux ainsi qu'à d'autres zones. Le lymphome lymphoblastique ressemble beaucoup à la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL).

    Traitement du lymphome lymphoblastique

    Les médicaments et le programme de traitement utilisés pour traiter les enfants atteints de lymphome lymphoblastique sont généralement dérivés des régimes développés pour traiter la leucémie aiguë lymphoblastique. Les agents couramment utilisés sont les suivants : vincristine, prednisone, pégaspargase ou asparaginase d'Erwinia, daunorubicine, méthotrexate, mercaptopurine, cytarabine et cyclophosphamide. La durée du traitement est d'environ 2 ans.

    Si le cancer s'est propagé au cerveau et à la moelle épinière, le traitement peut inclure une radiothérapie et une chimiothérapie. L'oncologue pédiatrique examine les options de traitement, y compris les protocoles de recherche disponibles. Un essai clinique de chimiothérapie avec différentes approches pour prévenir la propagation au système nerveux central peut être discuté avec les parents.

    Le traitement des lymphomes lymphoblastiques récidivants peut inclure une chimiothérapie ou une chimiothérapie intensive avec greffe de cellules hématopoïétiques (également appelée greffe de moelle osseuse ou greffe de cellules souches).

    Pronostic du lymphome lymphoblastique

    Le pronostic dépend d'un certain nombre de facteurs, notamment du stade de la maladie et de la constitution génétique du cancer.

    Avec un traitement intensif, environ 90 % des enfants atteints d'un lymphome lymphoblastique de stade limité (stade I ou II) peuvent être guéris.

    Le taux de guérison des lymphomes lymphoblastiques plus avancés (stade III ou IV) est généralement supérieur à 80 %.

    Lymphome lymphoblastique

    Lymphome lymphoblastique

  5. Le lymphome anaplasique à grandes cellules affecte principalement les lymphocytes T. Il se forme généralement dans les ganglions lymphatiques, la peau ou les os, et parfois dans le tractus gastro-intestinal, les poumons, les tissus qui recouvrent les poumons et les muscles.

    Traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules

    Les options de traitement dépendent d'un certain nombre de facteurs, notamment du stade de la maladie et de la base génétique du cancer. Diverses approches ont été utilisées pour traiter les enfants atteints de lymphome anaplasique à grandes cellules. Les agents de chimiothérapie couramment utilisés comprennent : 

    La durée totale du traitement varie de 4 à 12 mois.

    Les options de traitement pour la récidive du lymphome anaplasique à grandes cellules peuvent inclure une chimiothérapie, une greffe de cellules souches, un essai clinique de traitement ciblé(crizotinib) pour les enfants atteints de lymphome anaplasique à grandes cellules récidivant et de modifications du gène ALK, un essai clinique avec crizotinib avec chimiothérapie ou un essai clinique avec un anticorps dirigé contre le CD30 associé à un autre médicament anticancéreux (conjugué anticorps-médicament tel que le brentuximab), souvent appelé immunothérapie.

    Pronostic du traitement du lymphome anaplasique à grandes cellules

    Le taux de survie de 5 ans sans événement du lymphome anaplasique à grandes cellules est d'environ 70 %.

    Lymphome anaplasique à grandes cellules

    Lymphome anaplasique à grandes cellules

Signes et symptômes du lymphome non hodgkinien

Les signes et symptômes varient en fonction de l'origine de la maladie dans le corps :

  • Toux et problèmes respiratoires
  • Maux d'estomac
  • nausée
  • Vomissements
  • Pâleur
  • Douleur osseuse
  • Plaies sur la peau

Diagnostic du lymphome non hodgkinien

Les médecins peuvent commencer à suspecter un cancer en se basant sur les symptômes de l'enfant et en tenant compte des résultats de l'examen physique, des antécédents médicaux et des examens sanguins. Dans certains cas, ils demandent des tests d'imagerie diagnostique.

Ces tests peuvent être réalisés au cabinet du médecin ou dans un centre anti-cancer.

  1. Examen physique et antécédents médicaux : au cabinet du pédiatre, un examen physique de l'enfant est généralement réalisé et ses antécédents médicaux sont pris en considération. Au cours cet examen, le médecin évalue l'état de santé général et recherche les signes de la maladie tels que la présence de masses ou toute autre manifestation inhabituelle. Il examine avec soin les yeux, la bouche, la peau et les oreilles ; il peut également mener un examen du système nerveux. Le médecin peut aussi procéder à la palpation de l'abdomen du patient pour détecter d'éventuels signes d'une augmentation de la taille de la rate ou du foie.

  2. Les examens sanguins peuvent inclure un hémogramme complet et une étude de chimie sanguine. L'hémogramme complet examine les taux de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes, d'hématocrite et d'hémoglobine. Lors des études de chimie sanguine, les quantités de certaines substances libérées dans le sang par les organes et les tissus corporels sont mesurées dans l'échantillon sanguin du patient. Une quantité de substance supérieure ou inférieure à la normale peut indiquer une maladie.

  3. La radiographie utilise une petite quantité de rayonnement pour prendre une photo à l'intérieur du corps d'une personne. La radiographie de la zone thoracique montre le cœur, les poumons, les ganglions lymphatiques, le diaphragme, la colonne vertébrale, les côtes, la clavicule et le sternum.

Biopsie

Les médecins demandent une biopsie en cas de suspicion de cancer. Une biopsie est nécessaire pour établir le diagnostic et permet de déterminer exactement le type de lymphome. Lors de la biopsie, du tissu de la tumeur présumée est prélevé, puis examiné au microscope par un pathologiste.

L'un des types de biopsies suivants peut être pratiqué, selon l'emplacement du cancer suspecté :

  • Biopsie excisionnelle : retrait d'un ganglion lymphatique ou d'un morceau de tissu.
  • Biopsie incisionnelle : retrait d'une partie d'une masse, d'un ganglion lymphatique ou d'un échantillon de tissu.
  • Biopsie par forage : retrait de tissu ou d'une partie d'un ganglion lymphatique à l'aide d'une aiguille large.
  • Biopsie par ponction à l'aiguille fine : retrait du tissu ou d'une partie d'un ganglion lymphatique à l'aide d'une aiguille fine. (NCI)

Si des cellules de lymphome sont présentes, des tests supplémentaires sont effectués sur la biopsie tissulaire afin de diagnostiquer le type spécifique de lymphome. Ces tests incluent les éléments suivants :

  • Immunophénotypage
  • Analyse cytogénétique
  1. Les lymphomes non hodgkiniens proviennent de différentes cellules du système immunitaire (lymphocytes B, lymphocytes T). Plus de 50 % des lymphomes surviennent dans les lymphocytes B en développement (lymphomes à cellules B). Le reste survient dans les lymphocytes T en développement (lymphomes à cellules T).

    L'immunophénotypage est utilisé pour diagnostiquer les types spécifiques de lymphomes en comparant les cellules cancéreuses aux cellules normales du système immunitaire. L'immunohistochimie et la cytométrie en flux sont des tests en laboratoire utilisés pour diagnostiquer le type spécifique de lymphome, B ou T.

    L'immunohistochimie est un test qui utilise des anticorps pour vérifier la présence de certains antigènes dans un échantillon de tissu. Les anticorps s'illuminent au microscope.

    Dans la cytométrie en flux, les cellules sont colorées avec un colorant sensible à la lumière et placées dans un liquide, puis sont passées dans un courant devant un laser ou un autre type de lumière. Le test mesure le nombre de cellules, le pourcentage de cellules vivantes et certaines caractéristiques des cellules, comme leur taille, leur forme et la présence de marqueurs tumoraux à leur surface. Les cellules sont colorées avec un colorant sensible à la lumière et placées dans un liquide, puis passées dans un courant devant un laser ou un autre type de lumière. Les mesures sont basées sur la réaction du colorant photosensible à la lumière.

  2. L'analyse cytogénétique implique des tests en laboratoire recherchant certains changements dans les chromosomes.

    L'un de ces tests est appelé hybridation in situ en fluorescence (FISH, fluorescence in situ hybridization). Ce test examine les gènes ou les chromosomes dans les cellules et les tissus. On fabrique en laboratoire des segments d'ADN contenant un colorant fluorescent et on les ajoute aux cellules ou aux tissus sur une lame en verre. Lorsque ces fragments d'ADN se fixent à certains gènes ou à certaines zones de chromosomes sur la lame, ils s'illuminent au microscope à l'aide d'une lumière spéciale. Ce type de test est utilisé pour détecter certaines modifications génétiques.

Stadification du lymphome non hodgkinien

Si une biopsie confirme le cancer, les médecins procèdent à des tests supplémentaires pour déterminer le stade de la maladie. Le stade indique si le cancer s'est propagé à d'autres parties du corps et, le cas échéant, dans quelle mesure.

L'équipe de soins planifie le traitement en fonction du stade du cancer. Il est très important de déterminer le stade du lymphome au plus vite, car ces tumeurs se développent rapidement. Plus le stade du cancer est élevé, plus il doit être traité de manière agressive.

  • Les lymphomes de stade 1 et 2 sont considérés comme des maladies limitées.
  • Les lymphomes de stade 3 et 4 sont considérés comme des maladies avancées.
Stade Emplacement du cancer
Stade 1 Dans un groupe de ganglions lymphatiques
Dans une zone située en dehors des ganglions lymphatiques
Aucun cancer trouvé dans l'abdomen ou la zone située entre les poumons
Stade 2 Dans une zone située en dehors des ganglions lymphatiques et dans les ganglions lymphatiques voisins
Dans au moins deux zones situées au-dessus ou en dessous du diaphragme et pouvant s'étendre aux ganglions lymphatiques voisins
A commencé dans l'estomac ou les intestins, et peut être complètement retiré par une intervention chirurgicale. Le cancer peut s'être propagé à certains ganglions lymphatiques voisins.
Stade 3 Dans au moins une zone située au-dessus du diaphragme et dans au moins une zone située sous le diaphragme
A commencé dans le thorax
A commencé dans l'abdomen et s'y est propagé
Dans la zone autour de la colonne vertébrale
Stade 4 Dans la moelle osseuse
Dans le cerveau
Dans le liquide céphalorachidien
Dans d'autres parties du corps
Cette illustration montre les zones du corps affectées par la maladie à chaque stade du lymphome non hodgkinien.

Tests d'imagerie diagnostique

Radiographie thoracique d'un patient pédiatrique avec des signes de lymphome non hodgkinien

Radiographie thoracique d'un patient pédiatrique avec des signes de lymphome non hodgkinien

Radiographie thoracique d'un patient pédiatrique atteint d'un lymphome non hodgkinien présentant des signes de maladie.

Radiographie thoracique d'un patient pédiatrique atteint d'un lymphome non hodgkinien présentant des signes de maladie.

Radiographie latérale d'un patient pédiatrique atteint d'un lymphome non hodgkinien présentant des signes de maladie

Radiographie latérale d'un patient pédiatrique atteint d'un lymphome non hodgkinien présentant des signes de maladie.

Tests supplémentaires

Les tests qui peuvent être effectués pour aider à déterminer le stade du lymphome non hodgkinien chez l'enfant comprennent :

  1. Une ponction et une biopsie de moelle osseuse peuvent déterminer si le lymphome s'est propagé à la moelle osseuse ou aux os.

    Ponction de moelle osseuse : les médecins retirent la moelle osseuse en insérant une aiguille creuse dans la hanche. Un pathologiste examine la moelle osseuse au microscope pour rechercher des signes de cancer.

    Biopsie de moelle osseuse : les médecins prélèvent un petit morceau de moelle osseuse solide pour déterminer si le cancer s'est propagé à l'os. On réalise généralement la biopsie juste avant ou juste après la ponction.

    Les enfants sont généralement endormis (sous sédatif) au cours de la procédure ou reçoivent une quantité appropriée de médicaments antidouleur.

  2. La ponction lombaire est utilisée pour déterminer si le lymphome s'est propagé au système nerveux central. La procédure est utilisée pour recueillir du liquide céphalorachidien (LCR) de la colonne vertébrale. Pour ce faire, une aiguille est insérée entre deux os de la colonne vertébrale et dans le LCR autour de la moelle épinière, et un échantillon de liquide est prélevé.

    L'échantillon de LCR est examiné au microscope afin de détecter tout signe de propagation du cancer dans le cerveau et la moelle épinière. 

    On nomme aussi PL cette procédure.

    Les patients sont endormis pendant la procédure ou reçoivent un traitement anesthésiant.

  3. La médiastinoscopie et la thoracentèse sont deux tests qui peuvent être utilisés dans des cas limités lorsqu'une biopsie est nécessaire profondément dans la région de la poitrine.

Un test de dépistage du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) est également recommandé, car des lymphomes se développent parfois chez les patients atteints de ce virus. Si le test est positif, le patient peut avoir besoin de médicaments pour traiter le VIH.

Traitement du lymphome non hodgkinien

Lors de la détermination du meilleur traitement, les médecins tiennent compte de nombreux facteurs. Notamment :

  • du sous-type de lymphome ;
  • du stade du lymphome ;
  • de la réponse probable aux différents traitements ;
  • des protocoles de traitement disponibles.

Le médecin et l'équipe médicale prennent également en compte de nombreux facteurs concernant le patient, notamment son âge et l'existence éventuelle de conditions susceptibles d'affecter sa réaction au traitement.

Le traitement est basé sur la réponse typique du sous-type de lymphome au traitement initial. C'est ce qu'on appelle une thérapie adaptée au risque. Le risque fait référence à la possibilité que le cancer ne réagisse pas correctement au traitement : soit qu'il ne réagisse pas bien (réfractaire), soit qu'il réapparaisse après une rémission (récidive).

Les patients dont le type de lymphome est généralement moins réceptif aux traitements sont considérés comme présentant un risque plus élevé que la normale. Ces patients reçoivent généralement des traitements plus intenses.

Les patients présentant un type de lymphome susceptible de répondre au traitement initial reçoivent des médicaments susceptibles d'avoir moins d'effets secondaires. Tous les patients reçoivent des médicaments et d'autres thérapies pour réduire les effets secondaires.

L'oncologue pédiatrique discute des options de traitement avec les familles.

Le lymphome non hodgkinien a tendance à être agressif chez l'enfant. Il est important que le traitement commence dès que possible.

  1. La chimiothérapie pour les lymphomes non hodgkiniens à cellules B matures et les lymphomes anaplasiques à grandes cellules est généralement administrée par cycles. Les patients reçoivent le médicament sur plusieurs semaines, puis se reposent pendant quelques semaines avant de commencer un autre cycle.

    Le nombre de cycles et la durée du traitement varient en fonction du type et du stade du lymphome ainsi que des caractéristiques du patient.

    Les patients atteints de lymphome lymphoblastique reçoivent un traitement continu sur une période de deux ans.

    Les médicaments de chimiothérapie courants pour le lymphome infantile comprennent :

  2. Le traitement ciblé utilise certains agents qui ciblent les changements qui se produisent dans les cellules cancéreuses et favorisent leur croissance, leur division et leur propagation. Le traitement ciblé désarme ces cellules et arrête la croissance des cellules cancéreuses.

    Les anticorps monoclonaux, les inhibiteurs de la tyrosine kinase et les immunotoxines sont trois types de traitements utilisés ou étudiés dans le traitement du lymphome non hodgkinien pédiatrique.

    Traitement par anticorps monoclonaux

    Le traitement par anticorps monoclonaux est un traitement du cancer qui utilise des anticorps fabriqués en laboratoire à partir d'un seul type de cellule du système immunitaire.

    Ces anticorps peuvent identifier les substances présentes dans les cellules cancéreuses ou des substances normales pouvant aider à la croissance des cellules cancéreuses. Les anticorps se fixent à ces substances et tuent les cellules cancéreuses, inhibent leur croissance ou empêchent leur dissémination. Ils peuvent être utilisés seuls ou transporter des médicaments, des toxines ou des substances radioactives directement jusqu'aux cellules cancéreuses.

    Le rituximab est un anticorps monoclonal utilisé pour traiter plusieurs types de lymphomes non hodgkiniens pédiatriques. (NCI)

    Le brentuximab est un anticorps monoclonal associé à un médicament anticancéreux utilisé pour traiter le lymphome anaplasique à grandes cellules.

    Inhibiteurs de la tyrosine kinase

    Les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) bloquent les signaux qui provoquent la croissance des tumeurs.

    Certains ITK empêchent également la croissance des tumeurs en empêchant la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins vers les tumeurs.

    Le crizotinib est l'un des ITK étudiés pour le lymphome non hodgkinien pédiatrique.

    Immunotoxines

    Les immunotoxines peuvent se lier aux cellules cancéreuses et les tuer. 

Lymphome non hodgkinien qui ne répond pas ou réapparaît

Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans le traitement des enfants atteints de lymphome, 10 à 30 % des patients continuent d'avoir une maladie réfractaire ou récidivante.

Mais il existe des options de traitement. De nombreux médecins envisagent une chimiothérapie intensive avec ou sans traitement ciblé, suivie d'une transplantation de cellules hématopoïétiques (également appelée greffe de moelle osseuse ou greffe de cellules souches).

Le sous-type de lymphome est un facteur important dans la prise de décision concernant le traitement d'une maladie récidivante.

Pronostic du lymphome non hodgkinien

Le pronostic (chance de rétablissement) dépend :

  • du type de lymphome ;
  • de l'emplacement de la tumeur dans le corps au moment du diagnostic ;
  • du stade du cancer ;
  • des éventuels changements particuliers dans les chromosomes ;
  • du type de traitement initial ;
  • de la réponse du lymphome au traitement initial ;
  • de l'âge et de la santé générale du patient.

Le taux de survie global à cinq ans pour le lymphome non hodgkinien pédiatrique peut varier de 70 % à plus de 90 %.

Effets tardifs du traitement du lymphome non hodgkinien

Les effets tardifs sont des effets secondaires qui se développent une fois le traitement terminé. Notamment :

Les patients doivent discuter de leurs préoccupations avec leur médecin et les informer de tout symptôme. Un suivi régulier et ciblé est extrêmement important chez les survivants d'un cancer pédiatrique.

Objectifs de la recherche actuelle sur le lymphome non hodgkinien

  • De nouvelles stratégies de traitements ciblés sont actuellement à l'étude.
  • L'immunothérapie est à l'étude pour améliorer les taux de survie.
  • La recherche se concentre sur la réduction et l'élimination des effets tardifs du traitement, tels que l'infertilité, les problèmes cardiaques et les seconds cancers.
  • L'identification continue des anomalies chromosomiques associées au lymphome infantile peut s'avérer utile pour affiner la classification des sous-types, évaluer la réponse au traitement, et mettre au point de nouvelles thérapies qui ciblent directement le gène ou la protéine en cause.


Révision : juin 2019