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Problèmes de reproduction chez la femme

Certaines survivantes d'un cancer pédiatrique peuvent rencontrer des problèmes de reproduction (règles, grossesse et procréation) en raison de certains traitements qu'elles ont reçus.

Le cas échéant, l'impact des traitements dépend des éléments suivants :

  • Les tissus et organes touchés par le cancer
  • Le type, le dosage et la combinaison des traitements administrés
  • L'âge de la patiente au moment du traitement.

Fonctionnement de l'appareil reproducteur féminin

Les organes de l'appareil reproducteur féminin travaillent ensemble afin qu'une femme puisse être enceinte, porter un être humain en développement jusqu'à la date d'accouchement et donner naissance.

Les femmes ont 2 ovaires. Pendant la puberté, l'hypophyse dans le cerveau signale aux ovaires qu'ils doivent commencer à produire davantage d'œstrogène et de progestérone. Ces hormones sont nécessaires au fonctionnement de l'appareil reproducteur.

Une fois par mois, les ovaires libèrent au moins 1 ovule. Si l'ovule est fécondé par un spermatozoïde, la femme tombe enceinte. S'il n'est pas fécondé, la femme aura ses menstruations. 

Une fille naît avec tous les ovules qu'elle libèrera au cours de sa vie. Lorsque son stock d'ovules s'épuise, la femme entre dans la phase de ménopause. Lorsque les règles s'arrêtent, la femme ne peut plus être enceinte. L'âge moyen de la ménopause est de 51 ans, mais elle peut commencer dès 40 ans.

Cette illustration présente une adolescente dont l'utérus, les trompes de Fallope, les ovaires, le col de l'utérus et le vagin sont identifiés. À droite de l'image principale, les organes du système endocrinien sont également représentés sur la silhouette du corps de la jeune femme : épiphyse, hypothalamus, hypophyse, thyroïde et parathyroïde, thymus, glande surrénale et pancréas.

Les organes de l'appareil reproducteur féminin travaillent ensemble afin qu'une femme puisse être enceinte, porter un être humain en développement jusqu'à la date d'accouchement et donner naissance.

Traitements anticancéreux susceptibles d'affecter la reproduction chez la femme

  1. La chimiothérapie à fortes doses de médicaments alkylants peut endommager les ovaires.

    Médicaments alkylants
    Médicaments contenant des métaux lourds
    Alkylateurs non conventionnels
  2. La radiothérapie de la région pelvienne, des organes reproducteurs et de l'hypophyse peut affecter la fertilité de la patiente. Le traitement peut réduire le nombre d'ovules ou affecter la qualité de ces derniers.

    Radiothérapie abdominale/pelvienne/totale

    Tout rayonnement dirigé vers ou à proximité des ovaires peut interrompre le fonctionnement de ces derniers. La radiothérapie abdominale, pelvienne et de la partie inférieure de la colonne vertébrale peut affecter l'utérus et augmenter le risque de fausse couche, d'accouchement prématuré, d'accouchement d'un nouveau-né de faible poids ou de problèmes pendant le travail.

    Cerveau/hypothalamus/hypophyse

    L'hypophyse produit deux hormones nécessaires au bon fonctionnement des ovaires : la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante). La FSH stimule les follicules ovariens pour activer la production d'ovules. La LH signale aux follicules de libérer des ovules. Des doses élevées de rayonnement dans cette zone du cerveau peuvent entraîner une baisse du taux de ces deux hormones.

    Association d'une radiothérapie pelvienne et d'agents alkylants

    Le risque maximal d'endommagement de la fonction reproductive est atteint lorsqu'une radiothérapie pelvienne est combinée à de fortes doses d'agents alkylants.

  3. Les tumeurs et/ou les interventions chirurgicales causant des lésions au niveau de l'hypophyse peuvent interrompre le fonctionnement des ovaires en raison d'une déficience en LH et en FSH. Cette pathologie est appelée hypogonadisme central.

    L'intervention chirurgicale qui consiste à retirer les deux ovaires avant l'âge normal de la ménopause provoque une insuffisance ovarienne.

    L'ablation d'un seul ovaire avant l'âge normal de la ménopause peut entraîner une ménopause précoce.

Âge

Généralement, lorsque les patientes sont des adolescentes et de jeunes femmes adultes au moment des traitements, elles présentent un risque plus élevé de complications que lorsque les patientes sont des enfants.

Problèmes susceptibles de se produire

  1. Les lésions des ovaires peuvent retarder la puberté (pas de signes de développement mammaire après 13 ans) ou la ralentir (pas d'évolution de la puberté, pas d'apparition des règles après l'âge de 16 ans). Les filles touchées devront recevoir un traitement hormonal prescrit par un médecin pour découvrir la puberté et avoir leurs règles.

  2. De nombreuses femmes cesseront temporairement d'avoir leurs règles pendant les traitements. Celles-ci se remettront en place ultérieurement. Il n'est pas possible de prédire la durée d'interruption. Dans certains cas, elle peut durer plusieurs années. Il est important que les femmes utilisent un moyen de contraception si elles ne souhaitent pas tomber enceintes.

  3. Les traitements anticancéreux peuvent entraîner l'arrêt précoce des menstruations chez la femme (avant l'âge de 40 ans). De nombreux professionnels de santé recommandent aux femmes exposées à un risque de ménopause précoce de ne pas essayer d'avoir des enfants au-delà de l'âge de 30 ans.

  4. Les femmes souffrant d'insuffisance ovarienne ne produisent pas suffisamment d'œstrogène, l'hormone nécessaire pour la reproduction, la santé des os et du cœur, et le bien-être général. Il peut être nécessaire que les filles susceptibles de rencontrer ce problème consultent un endocrinologue.

  5. L'infertilité est l'incapacité de tomber enceinte. Les femmes présentant un risque d'infertilité peuvent souhaiter consulter un spécialiste de la fertilité.

  6. Les femmes peuvent être exposées à un risque accru de fausse couche, d'accouchement prématuré, d'accouchement d'un nouveau-né de faible poids ou de problèmes pendant le travail. Les femmes ayant reçu une chimiothérapie avec des anthracyclines pourraient rencontrer des problèmes cardiaques pendant la grossesse et le travail. Les survivantes qui prévoient de tomber enceintes ou qui sont déjà enceintes doivent passer un examen pour vérifier le fonctionnement de leur muscle cardiaque. Ces femmes doivent également être suivies par un obstétricien spécialisé dans les grossesses à haut risque.

Ce que les survivantes peuvent faire

Toutes les survivantes à un cancer pédiatrique doivent passer des examens physiques au moins une fois par an incluant :

  • Le contrôle de la progression de la puberté
  • Le cycle menstruel et les antécédents de grossesse
  • La fonction sexuelle
  • Des examens sanguins pour doser la FSH, la LH et l'estradiol. L'estradiol est l'une des formes de l'hormone féminine œstrogène.

Si le prestataire de soins constate des problèmes dans ces domaines, il peut adresser la survivante à un endocrinologue ou à d'autres spécialistes.

Il existe plusieurs traitements pour les nombreuses pathologies affectant les hormones et la fertilité.


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Révision : juin 2018