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Virus du papillome humain (VPH)

Qu’est-ce que le virus du papillome humain (VPH) ?

Le virus du papillome humain (VPH) est un groupe de virus qui se transmettent par contact peau à peau. Certains types de VPH peuvent causer des verrues sur la peau. D’autres types de VPH peuvent causer des verrues génitales, une papillomatose respiratoire récurrente (tumeurs autour des cordes vocales) ou provoquer certains cancers. 

Le VPH est très fréquent, et la plupart des personnes contracteront un type ou un autre de VPH au cours de leur vie. De nombreuses infections ne provoquent pas de symptômes et disparaissent spontanément. 

La vaccination contre le VPH peut protéger contre les types les plus fréquents responsables de cancers et de verrues génitales

Symptômes du VPH

La plupart des personnes infectées par le VPH ne présentent aucun signe ni symptôme et ignorent qu’elles en sont porteuses. Mais certains types de VPH peuvent causer des problèmes de santé, y compris certains cancers.

VPH à faible risque

Certains types de VPH à faible risque peuvent causer des verrues sur la peau ou les muqueuses. Ils peuvent apparaître sous forme d’excroissances ou de bosses cutanées. Les verrues apparaissent souvent sur les mains ou les pieds. Les verrues génitales peuvent apparaître sur ou autour des organes génitaux et de l’anus. Dans de cas rares, le VPH peut causer des verrues dans la bouche ou la gorge ou des tumeurs semblables à des verrues autour des cordes vocales.

Les verrues peuvent provoquer une gêne physique ou esthétique et peuvent nécessiter un traitement. Les types de VPH à faible risque n’entraînent pas de cancer. 

VPH à haut risque

La plupart des cas de VPH à risque élevé n’entraînent pas de symptômes visibles. Si l’infection persiste plusieurs années, elle peut entraîner des modifications cellulaires susceptibles d’évoluer vers un cancer. 

Le VPH peut causer plusieurs types de cancer, dont :

  • le cancer de l’oropharynx (cancer au fond de la gorge, à la base de la langue ou sur les amygdales)
  • le cancer du col de l'utérus
  • le cancer de l’anus
  • le cancer du vagin
  • le cancer de la vulve
  • le cancer du pénis

Le VPH est responsable de plus de 40 000 cancers aux États-Unis chaque année. Dans le monde, il est responsable de près de 5 % de tous les cas de cancer.

Diagnostic du VPH

Il n’existe pas un test unique permettant de dépister tous les types de VPH.   

Un professionnel de santé peut diagnostiquer les problèmes de santé causés par le VPH. Les verrues sur la peau ou les parties génitales peuvent être un signe d’infection au VPH.  

Tests Pap (frottis)  

Chez les femmes, le test du VPH peut être effectué en association avec des tests Pap de routine (cytologie cervicale) ou seul. Pendant un test Pap (également appelé frottis cervico-utérin), un professionnel de santé utilise une brosse douce pour prélever un petit échantillon de cellules du col de l’utérus, la partie inférieure de l’utérus reliée au vagin.  L’échantillon est ensuite envoyé à un laboratoire pour rechercher des cellules anormales ou précancéreuses.  

Des tests Pap réguliers sont importants pour détecter les problèmes de manière précoce. Les recommandations de dépistage pour les tests Pap et le test du VPH sont basées sur l’âge et les facteurs de risque. 

En cas d’anomalie des résultats d’un test Pap ou d’un test du VIH, d’autres tests comme une colposcopie ou une biopsie peuvent être nécessaires pour détecter des cellules anormales.   

Papillomatose respiratoire récurrente (PRR) 

Dans de rares cas, un VPH peut provoquer une papillomatose respiratoire récurrente (PRR), une affection dans laquelle des amas de tumeurs semblables à une verrue se développent sur les cordes vocales. Pour diagnostiquer une PRR, un professionnel de santé peut utiliser un endoscope (une fine sonde munie d’une lumière et d’une caméra) pour examiner le fond de la gorge. Il peut également prélever un petit échantillon de tissu pour dépister le VPH ou des cellules anormales. 

Traitement du VPH

Il n’existe pas de traitement pouvant soigner l’infection par le VPH. Cependant, les professionnels de santé peuvent traiter certains problèmes causés par le VPH. 

Verrues : Pour les verrues sur la peau ou les parties génitales, les traitements comprennent des médicaments, une congélation (cryothérapie), des traitements au laser ou une ablation chirurgicale.   

Cellules anormales : En cas de cellules anormales dans le col de l’utérus ou des zones environnantes, votre professionnel de santé pourra recommander des examens supplémentaires. Les traitements tels qu’une cryothérapie (congélation), un traitement au laser, ou des procédures chirurgicales peuvent être utilisés pour retirer ou détruire des cellules anormales. Le traitement de cellules anormales ou précancéreuses peut aider à éviter leur développement en cancer. 

Cancer du col de l’utérus, de la gorge ou un autre cancer : Si le VPH entraîne un cancer, les traitements peuvent inclure une chirurgie, une radiothérapie ou une chimiothérapie. Les traitements dépendront du type et du stade du cancer. 

Papillomatose respiratoire récurrente : Une chirurgie est utilisée pour enlever les tumeurs de PRR. Cela peut inclure une chirurgie au laser ou une congélation pour éliminer les excroissances.

Les traitements peuvent éliminer des verrues ou des cellules anormales, mais ils ne permettent pas de guérir du VPH. Le virus peut rester dans l’organisme et les verrues peuvent réapparaître. Les infections par le VPH disparaissent souvent dans les 1 à 2 ans sans traitement. Toutefois, certains types à haut risque peuvent persister et entraîner des problèmes de santé.   

VPH chez les personnes immunodéprimées

Les personnes dont le système immunitaire est affaibli peuvent avoir plus de mal à se débarrasser d’une infection par le VPH, ce qui peut entraîner des problèmes de santé. Les personnes à plus haut risque comprennent celles atteintes d’un cancer, du VIH ou d’autres maladies graves ou qui ont reçu des traitements qui affaiblissent le système immunitaire, comme une chimiothérapie, des doses élevées de stéroïdes ou une greffe de cellules souches (moelle osseuse). 

Environ 90 % (9 sur 10) des infections par le VPH disparaissent en un an ou deux, surviennent sans présenter de symptômes et ne provoquent pas de cancer. Une réponse immunitaire forte permet d'éliminer la plupart des infections par le VPH. Cependant, certains systèmes immunitaires ne peuvent pas lutter aussi efficacement contre le VPH. Si votre enfant est immunodéprimé, discutez avec votre équipe soignante pour savoir comment le protéger contre le VPH.   

Informez votre équipe soignante de toute apparition ou aggravation de sensibilité, démangeaisons, douleurs cutanées, verrues ou tâches inhabituelles sur la peau, les parties génitales, la bouche, la langue ou la gorge.  

Veillez à effectuer tous les dépistages de santé recommandés par votre équipe soignante. 

Vaccin contre le VPH (Gardasil 9)

Le vaccin contre le VPH est sûr, efficace contre six types de cancer et durable

Le vaccin contre le VPH est sûr, efficace contre six types de cancer et durable.

Le vaccin contre le VPH, comme Gardasil 9, protège contre les types de VPH qui causent la plupart des cancers et les verrues génitales. La vaccination contre le VPH est recommandée pour toutes les personnes âgées de 9 à 26 ans et pour certaines personnes âgées de 27 à 45 ans.

Le vaccin contre le VPH est le plus efficace lorsqu’il est administré avant que la personne ne soit exposée au virus. C’est pourquoi votre enfant a besoin du vaccin avant de devenir sexuellement actif. 

Le vaccin ne protège que contre le VPH. Il n’empêche pas d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Les médecins recommandent généralement que les enfants reçoivent le vaccin contre le VPH à l’âge de 11 ou 12 ans, mais il peut être administré à partir de 9 ans.  

  • Les enfants de 9 à 14 ans ont besoin de 2 doses du vaccin contre le VPH (injections). 
  • Les personnes âgées de 15 ans et plus ont besoin de 3 doses du vaccin contre le VPH. 
  • Les survivants du cancer de l’enfant ou les personnes immunodéprimées ont besoin de 3 doses du vaccin contre le VPH.

La vaccination contre le VPH est recommandée tant pour les garçons que pour les filles.

Comment le VPH se transmet

Le VPH se transmet essentiellement par contact peau à peau pendant les rapports sexuels. Cela inclut le sexe vaginal, anal et oral. Le VPH ne se transmet pas par des objets comme les vêtements ou les sièges des toilettes. Bien que le VPH puisse se transmettre par transfusions sanguines, il est peu probable qu’il cause des infections.  

De nombreuses personnes atteintes du VPH ne présentent pas de symptômes et ignorent qu’elles sont infectées. Toutefois, elles peuvent tout de même transmettre le VPH à d’autres personnes. Les types de VPH à haut risque peuvent rester dans l’organisme pendant des années. Une personne peut présenter plus d’un type à la fois. 

Comment prévenir le VPH

Pour empêcher la transmission du VPH génital ou à haut risque :

  • Faites-vous vacciner contre le VPH, selon les recommandations
  • Portez des préservatifs pendant les rapports sexuels.
  • Limitez le nombre de partenaires sexuels.  
  • Effectuez des dépistages réguliers, comme les tests Pap et du VPH.

Questions à poser à votre équipe soignante

  • Qu’est-ce que le VPH, et comment se transmet-il ?
  • Mon enfant peut-il développer le VPH s’il n’est pas sexuellement actif ?
  • Quels sont les problèmes de santé qui sont causés par le VPH ?
  • Quand mon enfant devrait-il recevoir le vaccin contre le VPH ?
  • De combien de doses du vaccin contre le VPH mon enfant a-t-il besoin ?
  • Le vaccin contre le VPH est-il recommandé pour les garçons et les filles ?
  • Que dois-je faire si mon enfant a des verrues ou d’autres problèmes causés par le VPH ?

Points clés sur le VPH

  • Le VPH (virus du papillome humain) est un groupe de virus fréquents qui affectent la peau et les muqueuses.
  • Certains types de VPH peuvent provoquer des infections de la peau, de la bouche ou des organes génitaux. D’autres types à haut risque augmentent le risque de présenter certains cancers.
  • Le VPH se transmet par contact peau à peau, en particulier durant les rapports sexuels.
  • La plupart des personnes présenteront un type ou un autre d’infection au VPH au cours de leur vie, mais il n’est souvent associé à aucun symptômes et disparaît spontanément.
  • Les médecins peuvent découvrir des problèmes de santé liés au VPH à travers des examens et des tests, y compris les tests Pap et les examens du col de l’utérus chez les femmes.
  • Gardasil 9 protège contre les types de VPH qui causent la plupart des cancers et les verrues génitales.
  • Parlez avec votre équipe soignante de la vaccination contre le VPH pour les enfants et les adolescents.

Pour en savoir plus

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Révision : Octobre 2025

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